Situer mes pièces


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Planioles

Pour ses superbes galènes octaédriques

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Asprières

Pour ses pyromorphites

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Vénachat

Les pegmatites du Limousin ont donné de nombreuses et superbes pièces minéralogiques parmi lesquelles les quartz les morions et les orthoses

Avec un peu de chance parfois ou après une tempête on peut faire de belles découvertes

Petit diaporama

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Chaillac

Les fluorites, les pyromorphites, les barytines et les goethites ont fait la réputation de ce site. Classique parmi les classiques.

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Quelques informations. Genèse du Système Hydrothermal à Fluorine-Barytine-Fer de Chaillac, (Indre, France): Stanislas Sizaret

Le système hydrothermal de Chaillac est situé à la limite du Massif Central et du bassin de Paris. Il se compose d'un gisement stratiforme de barytine (Les Redoutières et La Raillerie), connecté à un gisement filonien de fluorine (Le Rossignol).

Le filon du Rossignol recoupe le socle métamorphique hercynien. Ce filon est une structure ouverte remplie à la faveur de deux stades paragénétiques : le premier stade appelé Fv-v est constitué de fluorine verte et violette et de quartz montrant des fabriques sédimentaires intrafiloniennes. Ce stade s'est formé à 135°C à partir d'une solution de faible salinité. Les compositions isotopiques du Sr et Nd évoquent une source liée aux roches acides de la croûte supérieure. Le second stade (Fj-Ba) se compose de fluorine jaune, de sulfures et de barytine ; trois sous-stades ont été définis : (i) fluorine dominante, (ii) barytine dominante et enfin (iii) brèche à ciment de fluorine. Les sous stades (i) et (ii) sont présents en continu de la racine du système jusqu'aux filons horizontaux (plateures) du gisement stratiforme. L'ensemble du stade Fj-Ba s'est formé à partir de saumure (20% wt Eq. NaCl) à environ 100°C. Les signatures isotopiques du Sr et Nd évoquent des compositions de roches basiques d'origine profonde.

Le gisement stratiforme des Redoutières est encaissé dans des sables hettangiens (205 à 201 Ma) du bassin de Paris. A proximité du filon du Rossignol, le grès est cimenté par de la fluorine qui passe latéralement et verticalement à de la barytine puis à une association barytine-goethite ; ces variations de la nature du ciment sont corrélées avec les sous-stades (i) et (ii). A l'aplomb du filon du Rossignol, des « filons » verticaux N-S, E-W et horizontaux forment un sinter très original à barytine et goethite puissant de 5 à 8 m. Les structures de ce dernier démontrent une mise en place synchrone d'une tectonique d'ouverture E-W et N-S. L'âge hettangien de cette minéralisation est attesté par la présence de galets de barytine dans les grés hettangiens, les modifications de la nature du sédiment (goethite détritique), les textures de type sinter et l'absence de minéralisation dans les calcaires sinémuriens. L'étude de l'anisotropie de susceptibilité magnétique (ASM) des formations filoniennes et stratiformes riches en goethite, couplée à la géochimie des traces a permis de démontrer et de quantifier une phase de latéritisation tardive supperposée à l'hydrothermalisme à l'Eocène. Par ailleurs, l'étude des fabriques magnétiques permet de tracer les directions des paléoécoulements hydrothermaux.

L'ensemble des résultats permet de proposer un modèle génétique. Celui-ci suggère la venue d'un fluide hydrothermal profond à Ba, F, Fe qui entre en ébullition vers 1,6 km de profondeur. La phase vapeur se condense pour donner le fluide formant le stade Fv-v et la saumure résiduelle migre pour déposer tardivement de la fluorine, de la barytine par mélange avec des fluides continentaux de surface et des oxy-hydroxydes de fer.

Article extrait du site: Thèses En Ligne

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La mine du Beix

Le filon du Beix est orienté est-ouest, il est situé près de Lastic, à 17 km au nord de la gare de Bourg-Lastic-Meisseix. Il est localisé à proximité de la fracture connue sous le nom de « grand sillon houiller », qui va de Decazeville (Aveyron) à Moulins (Allier), et est jalonné de nombreux filons fluorés comme Valzergues, le kaymar, la Ro­chette, le Beix et Saint-Jacques-d'Ambur. Cette localisation de gîtes fluorés au voisinage du « grand sillon houiller » s'explique peut-être par l'existence d'une fragilité tectonique favorable à l'apparition du minerai.

Le filon du Beix est remarquable par sa régularité, variant en puissance de 2 à 7 m. Il a été exploité sur une longueur de 250 m. Presque vertical, il est encaissé dans le granite et s'amenuise en pro­fondeur pour venir buter sur la grande fracture à environ 235m, terme de l'exploitation.

La fluorite est caractérisée par une couleur bleue inhabituelle, pâlissant lors de l'exposition à la lumière du jour. Les cristaux abon­dants garnissaient d'énormes géodes, où certains cubes pouvaient atteindre près de 20cm de côté. Quelques cristaux isolés parsemaient parfois des géodes de quartz, donnant ainsi des échantillons particulièrement spectaculaires.

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La mine des Farges

La Mine de plomb des Farges, près d'Ussel (Corrèze) par Bernard BARRIERE (Club Eymoutiers-Minéraux)

Connu et exploité superficiellement par les gallo-romains, ce petit gisement de plomb exploité à partir de 1975 doit sa renommée à la minéralisation de ses phosphates de plomb notamment les plus beaux échantillons français de pyromorphite.

Géologie - Le district minéralisé des Farges, encaissé dans le granite d'Ussel, un des plus vieux batholites du massif central, est intrusif dans les séries métamorphiques datées de 395 Ma (Silurien). L'essentiel des minéralisations du district d'Ussel est constitué par deux types de filons de basse température : petits filons à barytine et sulfures et longs filons à barytine et fluorine. Ces minéralisations sont souvent bréchiques et leur mise en place pourrait être rapportée au Permien; le remplissage primaire comporte 4 formations : formation rubanée à barytine, quartz et galène avec de nombreux sulfosels et une teneur argent de 9kg/t; formation à quartz et galène; formation de seconde phase métallogénique avec des minéraux de gangue; formation de dépôts de calcite.

Historique - "Farges" vient du latin fabrica qui veut dire forge. Exploité sur une hauteur de 10/12 m à l'époque gallo-romaine plus pour l'argent que le plomb, ce gisement repris en concession après la Première Guerre ne fût pour diverses raisons jamais prospecté et ce n'est qu'en 1963 que sera fait le premier forage révélant un filon bien net de barytine et quartz à galène. Le premier test minier eut lieu en 1971 avec un puits de 150 m et 1000 m de galeries et un permis de recherche fût déposé en 1973 et l'exploitation commença en 1975 avec deux niveaux d'exploitation - 150 et - 250 m. En 1978, les réserves furent estimées à 127.000 t de plomb (teneur 6 à 8%), 298 t d'argent (2 kg/t de concentré) et 390.000 t de barytine (32,5%)L'exploitation fût arrêtée le 9 mai 1981.

Minéralisation: Éléments natifs : arsenic, argent - Sulfures - acanthite, arsénopyrite, chalcopyrite, gersdorffite, marcasite, pyrrhotite...- Sulfosels - andrite, anglésite, dyscrasite, famatinite....- Minéraux secondaires du plomb - cérusite présente en cristaux allongés blanc nacré, très brillant parfois centimétriques et en (rare) cristaux quadratiques pyramidaux, descloizite, mimétite en cristaux prismatiques trapus jaune-orangés, wulfénite en tablettes orangées, pyromorphite vert foncé à brune, cristaux prismatiques hexagonaux de 1 cm, cristaux aciculaires, une poche de pyromorphite verte fut mise à jour en 1977 avec des cristaux de plusieurs centimètres et même décimétriques de couleur verte très brillante dont le musée de Jussieu conserve un exceptionnel échantillon. - Minéraux de gangue - barytine en cristaux dits "crêtes de coqs", en tablettes centimétriques..fluorine en cristaux cubiques centimétriques jaunes transparents, calcite en scalénoèdres blanc opaque, quartz en placages de cristaux "dents de chien"... A proximité du filon des Farges, signalons un filon d'une puissance de 50 cm qui permit lors du percement de l'autoroute de recueillir (marteau et burin) quelques échantillons assez intéressants.

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La mine d'Argentine

Argentine n'est pas en Amérique du Sud, mais en Maurienne ! Ce sont des mines d'argent qui donnèrent naissance au toponyme de ce bourg adossé au massif de la Lauzière. Les fonderies créées au milieu du XVIe siècle par les Castagneri alimentèrent toute la Savoie en outils et fers tranchants jusqu'à la fin du XVIIIe. On peut voir leur blason sur le bel encadrement en fonte du portail de l'église d'Argentine, reconstruite par leurs soins en 1632.

Figuraient aussi sur cette commune des mines de talc. C'est de l'une de ces mines que sont issus les quartz que je présente.

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La mine de Valzergues

Le site de référence sur cette mine. N'hésitez pas à lui rendre visite pour tout savoir!


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La mine de Peyrebrune

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GEOPORTAIL

Le site incontournable de l'IGN pour tout situer avec un maximum de précision

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